« La nuit face au ciel » de Julio Cortazar (Nouvelle complète)

J’entame une série de billets qui vont présenter des œuvres complètes, surtout de nouvelles, d’écrivains latino-américains dont je considère la lecture est primordiale pour avoir un panorama de cette littérature dans laquelle la nouvelle a toujours eu une place prépondérante.  Peut-être quelques œuvres choisies seront perçues comme trop évidentes, voire banales, mais il faut les connaître quand même.

La nouvelle « La nuit face au ciel »  de l’écrivain argentin Julio Cortazar  a été publiée en 1956 en français  dans le recueil de nouvelles Fin de jeu.

La nuit face au ciel (pdf)


Et à certaines époques ils allaient chasser l’ennemi: on appelait cela la guerre fleurie.

Au milieu du long couloir de l’hôtel il pensa qu’il devait être tard et il pressa le pas pour aller prendre sa moto dans l’encoignure où le concierge d’à côté lui permettait de la ranger. À la bijouterie du coin il vit qu’il était neuf heures moins dix, il arriverait en avance. Le soleil s’infiltrait entre les hauts immeubles du centre et lui – car pour lui-même, pour penser, il n’avait pas de nom – il enfourcha sa machine en savourant d’avance la promenade. La moto ronronnait entre ses jambes et un vent frais fouettait son pantalon.

Il vit passer les ministères (le rose, le blanc) et la file des magasins aux brillantes vitrines de la rue centrale. Il abordait à présent la partie la plus agréable du parcours, la véritable promenade: une longue rue, peu passante, bordée d’arbres et de vastes villas qui laissaient descendre jusqu’aux trottoirs leurs jardins à peine bordés de petites haies basses. Un peu distrait peut-être, mais tenant sagement sa droite, il se laissait porter par l’éclat lustré, par la tension légère de ce jour à peine commencé. C’est peut-être cette détente involontaire qui l’empêcha d’éviter l’accident. Quand il vit la femme arrêtée au bord du trottoir s’élancer sur la chaussée malgré le feu vert, il n’était déjà plus maître de ce qui allait arriver. Il freina des deux roues et vira à gauche, il entendit la femme crier, puis, au moment du choc, tout devint noir. Ce fut comme s’il s’était soudainement endormi.

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Il revint brusquement à lui. Quatre ou cinq jeunes gens étaient en train de le retirer de sous la moto. Il avait à la bouche un goût de sel et de sang, un genou lui faisait mal et, quand on le releva, il cria parce qu’il ne pouvait supporter le moindre contact sur son bras droit. Des voix qui ne semblaient pas appartenir aux visages flottant au-dessus de lui l’encourageaient en plaisantant et en le rassurant. Sa seule consolation fut de s’entendre dire qu’il était dans son droit en traversant le carrefour. Il demanda des nouvelles de la femme en essayant de vaincre la nausée qui lui montait à la gorge. On le portait face contre ciel à la pharmacie voisine et, chemin faisant, on lui apprit que sa victime n’avait que des égratignures aux jambes. «Vous l’avez à peine touchée, mais le choc a projeté la moto de côté… » Chacun donnait son avis : doucement, faites-le entrer à reculons, là, c’est bien. Un homme en blouse blanche lui fit boire quelque chose qui le calma dans la pénombre d’une petite pharmacie de quartier.

L’ambulance de la police arriva cinq minutes après et on l’installa sur un brancard moelleux où il put s’allonger à son aise. Parfaitement lucide tout en sachant qu’il était sous l’effet d’un choc terrible, il donna son adresse à l’agent qui était auprès de lui. Son bras ne lui faisait presque plus mal, d’une coupure qu’il avait au sourcil, du sang coulait sur tout son visage, une ou deux fois il passa la langue sur ses lèvres pour le boire. Il se sentait bien, c’était un accident, une malchance, quelques semaines de repos et il n’y paraîtrait plus. L’agent lui dit que la motocyclette n’avait pas l’air très abîmée. «Naturellement – répondit-il – elle m’est tombée dessus. » Ils rirent tous les deux et l’agent lui tendit la main en arrivant à l’hôpital et lui souhaita bonne chance. La nausée revenait peu à peu, on l’emmenait sur un chariot vers un pavillon du fond et il passait sous des arbres pleins d’oiseaux ; il ferma l es yeux et souhaita être endormi ou chloroformé. Mais on le garda longtemps dans une pièce qui sentait l’hôpital pour remplir une fiche, le déshabiller et lui mettre une chemise grisâtre et rude. On remuait son bras avec précaution, sans lui faire mal. Les infirmières ne cessaient de plaisanter, et, sans les crampes d’estomac, il se serait senti très bien, presque content.

Fotografía de una exposición sobre Cortázar en Valladolid en 2005. E.M.
Julio Cortázar

On le passa à la radio et, vingt minutes après, la plaque encore humide posée sur la poitrine comme une dalle noire, on le conduisit dans la salle d’opération. Un homme tout en blanc, grand et mince, s’approcha de lui et se mit à examiner la radiographie. Des mains de femmes arrangeaient sa tête commodément, il sentit qu’on l’installait sur une autre civière. L’homme en blanc s’approcha de lui à nouveau, en souriant il tenait à la main quelque chose qui brillait. Il lui tapota la joue et fit signe à quelqu’un qui était derrière lui.

C’était un rêve curieux, car il était rempli d’odeurs et lui ne rêvait jamais d’odeurs. D’abord une exhalaison de marais, à gauche de la chaussée s’étendaient les marécages, les bourbiers d’où personne ne revenait. Mais l’odeur disparut et fit place à un parfum complexe, sombre comme la nuit où il se mouvait, poursuivi par les Aztèques. Et cela lui semblait tout naturel. Il fallait fuir les Aztèques qui faisaient la chasse à l’homme et sa seule chance était de pouvoir se cacher au plus épais de la forêt en ayant soin de ne pas s’écarter de l’étroite chaussée qu’eux, les Motèques, étaient les seuls à connaître.

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Mais sa plus grande torture c’était cette odeur, comme si, malgré sa totale acceptation du rêve, quelque chose en lui se révoltait contre cette intrusion inhabituelle. « Ça sent la guerre », pensa-t-il, et il toucha instinctivement le poignard de pierre passé dans sa ceinture de laine tressée. Un bruit inattendu le fit se baisser et il attendit immobile, tremblant. Avoir peur n’était pas une chose insolite, la peur revenait souvent dans ses rêves. Il attendit, caché par les branches d’un arbuste et la nuit sans étoiles. Très loin, sans doute de l’autre côté du grand lac, des feux de bivouac devaient brûler ; une lueur rougeâtre teignait le ciel, là-bas. Le bruit ne se renouvela pas. Un animal peut-être, qui fuyait comme lui l’odeur de la guerre. Il se redressa lentement, flairant le vent. On n’entendait plus rien, mais la peur demeurait, comme l’odeur, encens douceâtre de la guerre fleurie. Il fallait poursuivre sa route, gagner le cœur de la forêt, en évitant les marécages. Il fit quelques pas à tâtons, en se baissant à chaque instant pour toucher le sol dur de la chaussée. Il aurait voulu courir à toutes jambes, mais les sables mouvants palpitaient près de lui. Il reprit lentement sa marche en suivant le sentier dans les ténèbres. Soudain il reçut en pleine figure une bouffée de cette odeur horrible qu’il redoutait plus que tout, et il fit un bond désespéré en avant.

–Vous allez tomber du lit, dit le malade d’à côté, ne vous démenez pas tant, mon ami.

Il ouvrit les yeux, il était tard, le soleil était déjà bas à travers les baies vitrées de la longue salle. Il essaya de sourire à son voisin tandis qu’il se détachait, presque physiquement, des dernières images du rêve. Son bras, plâtré, était suspendu à un appareil muni de poulies et de poids. Il avait soif, comme s’il avait couru pendant des kilomètres ,mais on ne voulait pas lui donner beaucoup d’eau, à peine de quoi mouiller ses lèvres et avaler une gorgée. La fièvre l’envahissait lentement et il aurait pu se rendormir, mais il savourait le plaisir de demeurer éveillé, les yeux mi-clos, écoutant les conversations des autres malades, répondant de temps en temps à une question. Il vit arriver une table roulante blanche qu’on poussa à côté de son lit. Une infirmière blonde frotta avec de l’alcool le haut de sa cuisse et y enfonça une grosse aiguille reliée par un tuyau à un flacon, rempli d’un liquide opalin. Un jeune médecin vint ajuster un appareil de métal et de cuir à son bras valide pour vérifier quelque chose. La nuit tombait et la fièvre l’entraînait mollement vers un état où les choses avaient un relief semblable à celui que donnent les jumelles de théâtre, elles étaient réelles et douces, et aussi légèrement répugnantes, un peu comme un film ennuyeux mais où l’on reste parce que dans la rue c’est encore pire.

On lui apporta une tasse d’un merveilleux bouillon d’or qui sentait le poireau, le céleri, le persil. On y émietta petit à petit un morceau de pain plus précieux que tout un banquet. Le bras ne lui faisait plus mal ; parfois seulement, un coup de lancette chaud et rapide zébrait le sourcil où on avait fait quelques points de suture. Quand les baies vitrées face à son lit devinrent des taches bleu sombre, il pensa qu’il allait s’endormir facilement. Pas très à son aise sur le dos. Mais en passant sa langue sur ses lèvres sèches et brûlantes, il sentit le goût du bouillon et il s’abandonna au sommeil en soupirant de bonheur.

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L’homme Bléssé. Gustave Courbet

Il comprenait qu’il courait dans une obscurité profonde, bien qu’au dessus du ciel traversé de cimes d’arbres il fît un peu moins noir. «La chaussée, pensa-t-il, je ne suis plus sur la chaussée. » Ses pieds s’enfonçaient dans un matelas de feuilles et de boue et, dès qu’il faisait un pas, des branches d’arbustes lui fouettaient le torse et les jambes. Haletant, se sentant perdu malgré les ténèbres et le silence, il se baissa pour écouter. La chaussée était peut-être tout près, il allait la revoir aux premières heures du jour, mais rien à présent ne pouvait l’aider à la retrouver. La main qui serrait sans qu’il s’en rendit compte le manche du poignard grimpa comme le scorpion des marécages jusqu’à son cou où était suspendue l’amulette protectrice. Remuant à peine les lèvres il murmura la prière du maïs qui amène les lunes heureuses, et la supplication à la Très Haute, dispensatrice des biens motèques. Mais il sentait en même temps ses chevilles s’enfoncer dans la boue, lentement, et l’attente dans les ténèbres de ce fourré inconnu devenait insupportable. La guerre fleurie avait commencé avec la nouvelle lune, et elle durait déjà depuis trois jours et trois nuits. S’il parvenait à gagner le cœur de la forêt, au delà de la région des marécages, peut-être les guerriers aztèques perdraient-ils sa trace. Il pensa aux nombreux prisonniers qu’ils avaient déjà dû faire. La quantité toutefois ne comptait pas, il fallait que le temps assigné fût révolu, le temps sacré. La chasse continuerait jusqu’à ce que les prêtres donnent le signal du retour. Tout acte portait en soi un chiffre et une fin prévus d’avance et il était, lui, à l’intérieur de ce temps sacré, face aux chasseurs.

Il entendit des cris et de dressa d’un bond, le poignard à la main. Le ciel parut s’incendier à l’horizon, il vit des torches bouger entre les branches, tout près. L’odeur de la guerre était insupportable et, lorsque le premier ennemi lui sauta dessus, il éprouva presque du plaisir à lui plonger sa dague de pierre dans la poitrine. Les lumières l’entouraient déjà, les cris joyeux. Il fendit l’air une ou deux fois encore, puis une corde l’attrapa par-derrière.

–C’est la fièvre, dit son voisin de lit. J’ai eu des cauchemars comme vous quand on m’a opéré du duodénum. Buvez un peu d’eau et vous dormirez mieux, vous verrez.

31S5A2QNSQL._SX327_BO1,204,203,200_Après la nuit d’où il revenait, la pénombre tiède de la salle lui parut délicieuse. Une lampe violette veillait en haut du mur du fond comme un oeil protecteur. On entendait tousser, respirer fortement, parfois un dialogue à voix basse. Tout était agréable, rassurant, sans cette poursuite, sans… Mais il ne fallait plus penser au cauchemar ; il pouvait se distraire avec tant d’autres choses amusantes. Il se mit à examiner le plâtre de son bras, les poulies qui si commodément le soutenaient en l’air. On avait mis une bouteille d’eau minérale sur la table de nuit. Il but au goulot, avidement. Il distinguait maintenant les formes dans la salle, les trente lits, les armoires vitrées. La fièvre devait avoir baissé, il se sentait le visage plus frais, le sourcil ne lui faisait presque plus mal, à peine un souvenir. Il se revit, au moment où il sortait de l’hôtel, où il prenait la moto. Qui aurait pu penser que cela finirait ainsi ? Il essaya de se rappeler le moment de l’accident et il dut s’avouer avec rage qu’il y avait là comme un trou, un vide qu’il n’arriverait pas à combler. Entre le choc et le moment où on l’avait relevé, un évanouissement, ou quoi que ce fût d’autre, qui l’empêchait de faire le point. Et il avait en même temps l’impression que ce trou, ce rien, avait duré une éternité. Non, ce n’était même pas du temps, plutôt comme si, dans ce trou, il avait parcouru des distances fabuleuses. Le choc, le coup brutal contre le pavé. Il avait éprouvé ensuite une espèce de soulagement en sortant du puits noir, pendant que les hommes le relevaient. Malgré la douleur du bras cassé, malgré le sang du sourcil, la contusion du genou, malgré tout cela, un soulagement de revenir au jour et de se sentir aidé, secouru. C’était étrange. Il interrogerait à l’occasion le médecin du bureau. Maintenant, le sommeil le gagnait de nouveau, l’attirait lentement vers le fond. L’oreiller était si moelleux et, dans sa gorge enfiévrée, la fraîcheur de l’eau minérale. Il pourrait peut-être se reposer vraiment, sans ces maudits cauchemars. En haut, la lumière violette de la lampe s’éteignait peu à peu. Comme il s’était endormi sur le dos, la position dans laquelle il se retrouva ne le surprit pas. Ce fut une odeur d’humidité, de pierre qui suintait qui le saisit à la gorge et l’obligea à reprendre tout à fait conscience. Inutile d’ouvrir les yeux et de regarder autour de lui, il était plongé dans la plus complète obscurité. Il voulut se lever et il sentit des cordes à ses poignets et à ses chevilles. Il était maintenu au sol sur de grandes dalles glacées et humides. Le froid gagnait son dos nu, ses jambes. Il vit s’ouvrir la porte à double battant et l’odeur des torches lui parvint avant leur clarté. Ceints du pagne rituel, les acolytes des prêtres s’approchèrent de lui en le regardant avec mépris. Les lumières se reflétaient sur les torses couverts de sueur, sur les cheveux noirs piqués de plumes. Les cordes cédèrent et il se sentit saisir par des mains chaudes, dures comme du bronze ; on le souleva, toujours face contre ciel, e ton l’emporta le long du couloir. Les porteurs de torches marchaient les premiers, éclairant vaguement le passage aux murs humides et à la voûte si basse que les servants du prêtre devaient baisser la tête. On l’emmenait maintenant, on l’emmenait, c’était la fin. Face contre ciel, à un mètre du plafond taillé à même le roc, et qui s’illuminait par instants d’un reflet de torche. Quand, à la place du plafond, surgiraient les étoiles et se dresserait devant lui le grand escalier incendié de cris et de danses, ce serait la fin. Le couloir était interminable, il prendrait fin cependant et l’odeur du plein air criblé d’étoiles

le frapperait soudain au visage. Mais pas encore, on le portait toujours, en le secouant, en le brutalisant, le long de cette interminable pénombre rouge. Tout son être se révoltait mais comment empêcher l’inévitable puisqu’on lui avait arraché son amulette, son cœur véritable, le centre même de sa vie.
Il se retrouva d’un bond dans la nuit de l’hôpital, sous le doux plafond élevé, dans l’ombre paisible. Il se dit qu’il avait dû crier mais ses voisins dormaient dans un profond silence. Sur la table de nuit, la bouteille ressemblait à une bulle, à une image transparente contre l’ombre bleutée des fenêtres. Il respira profondément pour délivrer ses poumons, pour chasser ces images qui étaient toujours collées à ses paupières. Chaque fois qu’il fermait les yeux il les voyait se reformer instantanément et il se redressait, épouvanté, tout en savourant le plaisir de se savoir à présent éveillé. La veille le protégeait, il allait bientôt faire jour et il se rendormirait du bon sommeil profond du matin, sans images ni rien… Il avait du mal à garder les yeux ouverts, l’assoupissement le gagnait malgré lui. Il fit un dernier effort de sa main valide pour saisir la bouteille d’eau ; il ne put l’atteindre, ses doigts se refermèrent sur un vide noir et le couloir continuait, interminable, roc après roc, éclairé par de soudaines lueurs rougeâtres, et lui, face contre ciel, il gémit sourdement, parce que la voûte allait prendre fin, elle montait, elle s’ouvrait comme une bouche d’ombre, les acolytes se redressaient et une lune en croissant tomba du haut du ciel sur son visage, sur ses yeux qui ne voulaient pas la voir, qui se fermaient et se rouvraient désespérément pour essayer de passer de l’autre côté, pour essayer de revoir encore le plafond protecteur de la salle d’hôpital. Mais toutes les fois qu’il ouvrait les yeux c ’était de nouveau la nuit et la lune, on le portait le long d’un escalier, la tête renversée en arrière, et là-haut il y avait les bûchers, les rouges colonnes de fumée aromatique, et tout à coup il vit la pierre rouge, brillante de sang frais, et le va-et-vient des pieds du sacrifié que l’on traînait par terre jusqu’à l’escalier nord où on le ferait rouler. Dans un ultime espoir, il serra très fort ses paupières et s’efforça en gémissant de se réveiller. Il crut, le temps d’une seconde, qu’il y parviendrait, car il était à nouveau immobile, sur son lit. L’affreux balancement, tête en arrière, avait cessé. Mais il sentait l’odeur de la mort et quand il ouvrit les yeux il vit le sacrificateur couvert de sang qui venait vers lui, le couteau de pierre à la main. Il réussit à fermer encore une fois les yeux, mais il savait maintenant que le rêve merveilleux c’était l’autre, absurde comme tous les rêves ; un rêve dans lequel il avait parcouru, à califourchon sur un énorme insecte de métal, les étranges avenues d’une ville étonnante, parée de feux verts et rouges qui brûlaient sans flammes ni fumée. Et dans ce rêve, mensonge infini, quelqu’un aussi s’était approché de lui un couteau à la main, de lui qui gisait face au ciel, les yeux fermés, face au ciel parmi les bûchers.


La Grande Bibliothèque d’Anudar : La Nuit Face au Ciel

Du thé sur le Canapé : La nuit face au ciel

Approche d’une oeuvre intégrale avec la nuit face au ciel, Julio Cortázar conduit le lecteur dans le fantastique.

Julio Cortázar : fantastique et mysticisme oriental

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