Manifeste pour les animaux de Franz-Olivier Giesbert

Avec l’intention d’offrir tous les points de vues possibles, différents – et parfois un peu divergents, le journaliste et écrivain français Franz-Olivier Giesbert nous présente un manifeste en faveur des animaux. Manifeste composé de huit essais qui s’interrogent sur la condition et le bien-être des animaux. Il ne s’agit pas d’un manifeste végan ; sans essayer de nous convaincre et de nous faire adhérer à une cause, Gizbert laisse à ses coauteurs nous dévoiler leurs optiques en matière de droit des animaux et nous faire part de leur amour pour ceux-ci.  

Huit personnalités,  parmi eux se trouvent des philosophes, des militantes pour la cause végan, une actrice qui nous parle de sa relation avec son cheval, un dompteur de bêtes dans un cirque et un boucher. Oui, les deux dernières semblent complètement à l’opposé d’un manifeste pour la cause animale. L’intention de Giesbert est d’évacuer toute idée préconçue, tout désire de forcer les gens à prendre une décision tranchée en comprenant que  la meilleure façon pour amener les gens à une éthique animale réelle et bien enracinée passe par des petits changements lents mais sûrs.

À part le choix étonnant de participants, Giesbert, tout d’abord, nous offre sa propre vision, bien enracinée dans son vécu et surtout dans son enfance en Normandie. Il nous fait part de cette vie disparue depuis belle lurette dans laquelle la quotidienneté des humains côtoyait celle des animaux. Et pour montrer ce besoin de regarder le passé pour bien, dans notre présent, aimer et défendre les animaux, il nous offre un petit résumé, fort efficace, de la vision de plusieurs philosophes qui ont défendu cette cause : Plutarque, Montaigne, Schopenhauer, etc.

Manifeste pour les animaux, crois-je, est un livre qui est pensé pour ceux qui ne connaissent rien sur l’éthique animale et sur le véganisme sauf les distorsions et les exagérations – parfois vraies, parfois inventées –  sur et des militants de la cause animale.

Il devrait être dans la liste de tous ceux qui veulent offrir une première lecture sur le thème à un ami ou un membre de leur famille.

La liste des participantes au manifeste est : 

Michel Onfray

Michel Onfray est philosophe et son témoignage s’inspire d’un voyage au Congo. Au cours de ce périple durant lequel ses hôtes ont à coeur de lui faire découvrir les mets locaux, il prend conscience de l’absurdité du fait qu’on ressente un certain malaise/dégoût à l’idée de tuer/manger certains animaux alors qu’on en avale d’autres sans se poser de questions.

Boris Cyrulnik

Neuropsychiatre et écrivain, Boris Cyrulnik se penche ici sur l’évolution historique et socio-culturelle de la notion d’instinct et nous amène à réfléchir à l’influence du contexte culturel sur notre propre perception des animaux. Comme il dit, “Dites-moi ce que vous pensez des animaux, je vous dirai qui vous êtes.” (p.71)

Elisabeth de Fontenay

Elisabeth de Fontenay est l’auteur du Silence des bêtes qui traite de la relation entre la philosophie et l’animalité. Pour cette non-végétarienne qui a consacré sa vie aux animaux, les notions de spécisme et d’antispécisme sont “absurdes” et “contre-performantes” (p.74).

Jean-Didier Vincent

Neurobiologiste, Jean-Didier Vincent nous livre quelques exemples de certaines expérimentations animales les plus aberrantes de l’histoire et parle brièvement de l’évolution de la perception des animaux de laboratoire.

Isabelle Sorente

Auteure du roman 180 jours, Isabelle Sorente trouve que le meilleur moyen de comprendre la souffrance endurée par les porcs des élevages industriels est d’imaginer un être cher à leur place. Une partie de son témoignage est un récit qui commence ainsi “Ma mère n’a pas de nom, dans cette histoire, juste un numéro : 10.388. Aujourd’hui, elle va mourir.” (p.93). Puis on devine sans peine les souffrances dont sont victimes les cochons, depuis leur naissance jusqu’à leur mise à mort.

Frédéric Edelstein

Directeur et dompteur du cirque Pinder, Frédéric Edelstein considère le cirque comme étant un contexte privilégié pour nouer des liens entre les êtres humains et les autres espèces animales. D’après lui, “le cirque est l’un des derniers endroits de la planète placé sous le signe de l’amour des animaux” (p.105).

Anne-Marie Philipe

Comédienne et écrivaine, Anne-Marie Philippe nous livre un récit très émouvant de sa rencontre et de sa relation avec Danseur, son cheval, qui est entré dans sa vie en 1998.

Hugo Desnoyer

Boucher, Hugo Desnoyer considère que l’on peut respecter les animaux durant leur vie, leur abattage et même dans la préparation de leur viande.

Ce dépouillement a été sorti du site web : Échos Verts 

Cows standing in a row looking at camera

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.