La plus limpide région par Carlos Fuentes

Celui-ci est mon troisième billet à l’égard de la littérature latino-américaine. Le premier traitait sur le « Boom » latino-américain et le deuxième sur le premier roman de l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa: La ville et les chiens. C’est maintenant le tour du premier roman de Carlos Fuentes: La plus limpide région, roman qui fête, cette année, ses 60 ans.

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Carlos Fuentes

Carlos Fuentes a été un écrivain mexicain né au Panama —il était fils des diplomates— en 1928. Grâce au travail paternel, il aurait voyagé en Amérique latine durant toute son enfance et partie de son adolescence. Mais il revenait au Mexique à chaque été.

Il a eu l’occasion de connaître des grands penseurs latino-américains, notamment Alfonso Reyes et Octavio Paz qui vont influencer son œuvre marquée par le questionnement sur l’identité mexicaine et latino-américaine, ainsi que sur la place, les influences et l’avenir de la littérature de son pays et de toute l’hispanophonie au sein de la littérature universelle.

En 1958 Fuentes publie son deuxième livre et premier roman après la publication du recueil de nouvelles « les jours du carnaval » (los Dias Enmascarados) : La plus limpide région (en espagnol: La région la plus transparente).

Ce roman aurait déclenché tout un émoi dans l’Amérique latine, comme le dit bien l’écrivain chilien José Donoso dans son prologue à une édition du quatrième roman de Fuentes, La mort d’Artemio Cruz (La muerte de ArtemioCruz):

Je n’exagère pas quand je dis que la résonance internationale de La plus limpide région aurait donné un élan d’encouragement et d’espoir à toute une génération d’écrivains latino-américains qui croyaient, jusqu’à ce moment-là, que nos voix ne comptaient que dans le cadre de nos petits pays. Pour celui qui écrit ce prologue-ci, la lecture de ce roman, au moment où je l’ai lu, qui a été celui de son apparition, a été d’un grand encouragement, car il montrait la possibilité que l’un d’entre nous, de notre génération, ait osé quelque chose de si audacieux comme il semblait alors ce roman, malgré ses défauts et ses excès…

Mais d’où vient l’importance de ce roman ? Il faut prend en considération que la littérature mexicaine et latino-américaine, particulièrement la prose, se trouvait renfermée dans des cadres très stricts auxquels l’écrivain devait s’y conformer :

Le dit bien Carlos Fuentes lui-même :

Les romans du « Boom » ont laissé derrière eux les dichotomies ridicules qui établissaient toujours deux pôles tout aussi contraignants que dogmatiques : soit le nationalisme ou soit le cosmopolitisme ; soit le réalisme ou soit la fantaisie ; l’engagement ou le formalisme. Et tout ceci dans des genres étroits et restrictifs : roman urbain, rural roman, roman indigéniste, roman prolétarien, roman historique, etc.

Les romans du « Boom » ont retrouvé l’ampleur de la tradition littéraire. Ils ont fait le leurs les parents du nouveau roman : Borges, Carpentier, Onetti et Rulfo, ils ont revendiqué aussi la grande ligne poétique ininterrompue en Hispano-Amérique : des paroles du Nahuatl aux poètes du baroque colonial en passant par les grandes contemporaines …

[Au Mexique] Nous avions jusqu’alors une littérature marquée par une grande tradition rurale, ainsi que par la révolution mexicaine. Les thèmes abordés s’emboîtaient entre la province, les petites villes, la campagne et les événements de 1910. Cette veine a culminé avec Demain la tempête (Al filo del agua) d’Agustín Yáñez, en 1947 et Pedro Páramo de Juan Rulfo, en 1955. Après ces deux grands romans — de véritables chefs-d’œuvre — il n’était plus possible d’ajouter quoi que ce soit, tout était dit. Qui pourrait encore parler d’un cacique mieux que Juan Rulfo ? Qui pourrait encore parler de l’Église et des villages comme l’avait fait Yáñez ? Mais personne n’avait encore rien écrit sur Mexico, une ville qui comptait déjà 5 millions d’habitants dans les années 1950. Je me suis dit qu’il y avait là un grand sujet avec cette ville qui offre tant de contrastes terribles entre les classes sociales, qui représente toute l’histoire accumulée du Mexique, qui constitue en somme la tête du pays, la tête du corps de Goliath. À l’âge de 25 ans, je me suis donc décidé à écrire ce roman urbain sur la période post révolutionnaire et son reflet dans la société.

Le titre

Avant de faire un synopsis du roman, il faut parler du titre, car très souvent, les gens font une sorte d’anachronisme en l’y attachant la notion de Ville polluée. Par exemple en Wikipédia on peut lire :

Le titre constitue une périphrase ironique désignant le territoire urbain de Mexico, réputé pour être l’un des plus pollués au monde.

Cependant, au moment où Fuentes écrit le roman, dans la seconde moitié des années 50, le Mexique ne comptait qu’environ 5 millions d’habitants — loin de 25 millions d’aujourd’hui — et donc loin de la vision écolo-catastrophique qu’après les années soixante-dix les grandes villes auront en tant qu’exemples de pollution endémique : New York, Rio de Janeiro, Mexico, Beijing, alors, cette notion n’a jamais fait partie du pourquoi de la sélection de ce titre. En réalité, Fuentes aurait voulu, avec ce titre, faire hommage à son maître Alfonso Reyes qui avait utilisé cette phrase dans une de ses œuvres : La vision d’Anahuac. Œuvre dans laquelle le penseur latino-américain rendrait hommage à cette ville en utilisant cette phrase qui semble avoir être formulée pour la première fois par le naturaliste et explorateur Alexander Von Humboldt quand il a vu la vallée du Mexique (Vallée d’Anahuac). Certes, aujourd’hui semble ironique que cette ville ait été perçue autrefois comme la région avec l’air le plus limpide et clair, mais il semble que ce fût le cas.

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Synopsis

Portrait panoramique de diverses classes sociales de la Ville de Mexico en 1950, époque où le Mexique entrait dans la modernité ; l’ascension d’une classe moyenne et d’une bourgeoisie en tant que véritables gagnants de la révolution mexicaine ; la première génération post révolutionnaire des jeunes ; l’établissement d’une démocratie particulière dans laquelle un seul parti gagnera toujours les élections durant 75 ans, etc.

Il s’agit d’un roman compliqué et volontairement difficile dans lequel les diverses classes — leurs origines, leurs peurs et espoirs, leurs façons de parle — sont capturées de façon apparemment désordonnée et excessive : des longs paragraphes ; des retours en arrière qui demandent du lecteur un œil aiguisé pour bien saisir l’appartenance ; mélange des genres : poésie, histoire, mystère, faits vécus, etc.

Comme le dit le résumé chez Gallimard :

On pourrait comparer cette œuvre fougueuse et violemment lyrique à un puzzle gigantesque dont les pièces innombrables auraient été démontées, dispersées, puis à nouveau rassemblées en désordre.

Si le centre même du livre — la pièce maîtresse du puzzle morcelée elle aussi — est situé à Mexico au cours de l’année 1951, les mille fragments qui viennent l’interrompre se jouent sur plusieurs plans où le temps et l’espace, tour à tour, se juxtaposent et se brisent. La bourgeoisie, le prolétariat, l’aristocratie se disputent successivement le pouvoir, les privilèges du luxe et de la mauvaise foi. Là, où se jouaient autrefois l’héroïsme et le goût du sacrifice, triomphent aujourd’hui l’égoïsme, l’abjection, et la passion d’opprimer chez ses héros les plus purs.

D’étranges figures humaines (prostituées et princesses, écrivains et actrices, politiciens, industriels et chauffeurs de taxi) tracent, à travers ce fourmillant tableau, des trajets qui, malgré une succession de ruptures ininterrompues, construisent petit à petit, avec un admirable sens de la mémoire et de l’observation, l’architecture du Mexique contemporain et de la société, encore, informe qui le compose.

La ville de Mexico

La plus limpide région est plus qu’un renouveau du roman urbain. Pour Fuentes, la ville est un symbole du pays tout entier ; un miroir dans lequel la nation mexicaine peut bien s’observer pour vérifier ce qui elle est, d’où elle vient, à quel classe elle appartient et pour quoi, quel est son rapport au passé – indigène et/ou espagnol. Pour Fuentes, comme pour Vargas Llosa dans La Ville et les chiens et pour Cortázar avec Marielle, parler de la ville était devenu quelque chose d’urgent, de nécessaire, voire indispensable, car en elle convergeaient toutes les peurs et les espoirs du futur, et tout ce que le passé suscitait.

La Révolution mexicaine

456590-gfLa Révolution mexicaine a été toujours un écran à travers duquel s’est construit tout aspect de l’identité mexicaine moderne : son histoire, sa politique, sa culture. Fuentes tient bien claire que beaucoup a été écrit — et dit — sur la Révolution mexicaine ; des grand romans tel que Demain la tempête, Ceux d’en bas et Pedro Páramo, mais avec La plus limpide région il veut confronter le lecteur aux réels résultats de la Révolution sur le Mexique, sur sa démocratie, sa culture, son interprétation du passé et ses espoirs sur le futur.

Liste de personnages

Dès sa première édition, La plus limpide région nous présentait une liste de personnages triée selon son appartenance à une strate sociale. Force est de constater deux choses en regardant cette classification des personnages. Tout d’abord, qu’en réalité le personnage principal du roman est la Ville de Mexico et deuxièment que l’appartenance de chaque personnage à une strate sociale s’inscrit dans les conséquences et effets de la Révolution mexicaine.

Dans la liste de personnages, nous avons tout d’abord les Ovando, une famille qui représente toutes celles formées par de criollos — les Américains de langue espagnole qui sont fils des espagnoles et non métissés — qu’avant la révolution étaient d’importants et riches latifundistes. Dans le roman, les Ovando fuient à Paris lors de la revolution, mais le désir de nier ce qui se passe au Mexique, en croyant que leur retour est proche, les empêche d’avancer et, à la fin, il ne les restera que leur nom et leur lignée forte apprécié par les nouveaux riches issus de la révolution : les bourgeois. La bourgeoisie, selon l’optique de Fuentes, est la classe qui a vraiment bénéficié de la révolution mexicaine. Ils étaient avant elle de petits agriculteurs ou commerçants ou même de gens impliqués dans la conflagration, mais à la fin ils ont profité des nouvelles lois pour s’enrichir.

Cependant, ce ne sont pas tous les révolutionnaires qui se sont enrichis, il y eut quelques-uns qui sont restés fidèles aux propositions de répartition de la richesse exprimée par certaines révolutionnaires comme Villa et Zapata. Ceux-ci deviendront des petits fonctionnaires, des avocats syndicalistes et des intellectuels.

Dans cette ville, il y aura aussi les satellites : les fils des riches, les artistes et du beau monde : des gens qui présagent les kardashians d’aujourd’hui ; et, finalement, le peuple : des prostituées, des chauffeurs de taxi, des espaldas mojadas (des illégaux mexicains qui doivent passer à nage le Rio Bravo pour entrer aux États-Unis) et des ouvriers.

Il faudra mentionner, dans une caisse à part, deux personnages que, dans la liste, Fuentes les définit comme les gardiens : Ixca Cienfuegos et Teódula Moctezuma. Tous les deux des autochtones. Le personnage d’Ixca est très important parce que c’est avec lui qui commence et s’achève le roman. Il se promène, de manière quasi- magique, et semble connaître toutes les personnes et toutes les couches sociales du Mexique qui intervient dans le roman.

La mexicanité

Un des thèmes préférés de Fuentes, thème qu’il n’abandonnera jamais, est celui de la mexicanité. Elle s’inscrit dans un projet plus large au Mexique : la philosophie de lo Mexicano qui s’est développé avec des intellectuels et des penseurs mexicains comme Leopoldo Zae, Alfonso reyes, Octavio Paz et José Vasconcelos.

Il s’agissait des essais sur la place de cette culture hybride dans le monde moderne. Pour ce courant de pensée, le Mexicain (et par extension l’Américain qui dans cette époque ne se réduisait à l’États-unien; il ne faut pas oublier que le nom officiel du Mexique est États-Unis Mexicains.) est un hybride culturel  et phénotypique. Et le problème est là : dans quelle mesure chaque élément qui conforme le Mexique est important ? ; comment reconnaître, assimiler et/ou rejeter les éléments néfastes de la colonisation sans pour autant nier que le Mexique ne serait pas là sans elle ? ; comment le Mexique métis doit composer avec le passé indigène et les cultures indigènes encore vivantes ? ; comment ne pas en faire une appropriation culturelle, à notre convenance, en magnifiant le passé aztèque sur d’autres cultures précolombiennes (Maya, Tolteca, tarahumara, Zapoteca, etc.) tout en évitant de mépriser, oublier et annihiler – symbolique et littéralement – l’indien moderne (au Mexique le mot indien (Indio) peut être une épithète péjorative) ; quel doit être notre rapport avec nos racines européennes ? Idolâtrer l’Europe comme l’ont fait plusieurs politiciens (Santa Ana, Porfirio Díaz) ou les mépriser et, par conséquent, aussi nous mépriser un peu comme quand on utilise le terme Gachupín pour se référer avec mépris à l’espagnol né au Mexique ? Laréponse à toutes ces questions n’est pas évidente.

La relation entre passé et futur

9782070226085FSPour Fuentes, dans tout son œuvre, le retour au passé indigène à quelque chose de mystérieux, voire de dangereux. Dans La plus Limpide région, Ixca Cienfuegos et Teodula Moctezuma, qui représentent ce désir de retour au passé, cherchent à rétablir, au moins pour une dernière fois, les sacrifices humains nécessaires pour les Aztèques, tout ceci avec des conséquences néfastes qui ne mèneront nulle part.

Dans d’autres œuvres de Fuentes : Aura, et des nouvelles comme Chac Mol, l’écrivain exprime que rester stagnat dans le passé nous donne une image irréelle de celui-là et, dans le cas du Mexique, nie le caractère fort violent de la culture aztèque. Pour Fuentes, alors il faut connaître notre passé indigène et européen, bien les apprivoiser et assimiler ; sans nier ses côtés néfastes et archaïques pour, de tout cela et en tant que pays, que culture et qu’individu – émerger et grandir.

Le roman total

Pour Carlos Fuentes, le roman doit être une épopée littéraire, la somme de tout ce que l’art écrit a à offrir : poésie, narrative, journalisme, etc. Pour lui, Le roman était quelque chose de complexe, une sorte de désordre ordonné dans lequel le lecteur était aussi un créateur, voire un complice dans le tissage du sens du roman.

En ce sens, un roman complexe comme La plus limpide région demande beaucoup du lecteur d’abord par l’étendue des personnages, et parce que la linéarité de la narration était très souvent rompue ; de même avec les genres vu qu’il intègre des aspects du roman fantastique – pas du réalisme magique – de la poésie, du roman de mœurs et du roman historique. En plus de tout cela, Fuentes était adepte à des énormes paragraphes qui prenaient plusieurs pages pour se développer ; loin du storytelling actuel qui cherche à donner tout déjà digéré au lecteur pour qu’il s’amuse et travaille le moins possible.

Québec-Mexique

Il est possible d’établir une connexion entre la vision de la littérature de Carlos Fuentes axé sur la notion d’identité et la littérature au Québec des années 1960.

Voici un extrait du début d’un essai qui porte sur cette question, il s’agit de : Contextes littéraires et figures de l’Histoire chez Hubert Aquin et Carlos Fuentes 

En raison des différents scénarios historiques impliqués dans la construction des mythologies nationales américaines, le continent est marqué par un ensemble de discontinuités culturelles qu’il apparaît souvent téméraire de vouloir atténuer par des rapprochements de type comparatif. L’objectif du présent article est de créer un espace de réflexion sur l’américanité par la mise en parallèle de deux univers discursifs qui présentent des zones possibles de recoupement, malgré les divergences manifestes de leurs spécificités historiques et socio-culturelles. C’est ainsi que les contextes littéraires mexicain et québécois des décennies 1960-1970 seront reconstruits, en focalisant sur deux écrivains ayant largement contribué à leur formation: Carlos Fuentes et Hubert Aquin. Maintenant fortement connotées par l’institution, les œuvres de ces derniers ont concouru à la recherche d’une expression qui soit proprement québécoise et hispano-américaine..

Conclusion

Aujourd’hui, parler d’identité est quelque chose de compliqué et même quelque chose de dangereux ; on peut te traiter de tous les noms pour le seul fait de mentionner le concept. Certes, il y a, en ce moment, un peu partout dans le monde, des courants identitaires fort racistes et réductrices, mais, de l’autre côté, toute nation, toute collectivité et tout peuple se doit, pour contraire les effets nocifs de la globalisation, d’en parler et d’y réfléchir.

En ce sens, La plus limpide région — et toute l’œuvre de Fuentes tout court — est l’exemple qu’on peut parler d’identité, du passé et du futur d’une façon claire et constructive.

Carlos Fuentes a toujours été un citoyen du monde que n’avait peur d’aborder des événements douloureux de notre histoire récente – comme le mai 68 en France – et de reconnaitre les défauts et les problématiques du Mexique moderne et contemporain. En même temps qui revendiquait, pour son pays et pour tout l’hispano-amérique, une place dans la table de l’Occident.


Français :

Note de lecture : « La plus limpide région » (Carlos Fuentes)

Gallimard : La plus limpide region

Bibliomonde :  La plus limpide region

La Culture Aztèque dans La plus limpide région de Carlos Fuentes

La región más transparente, du « roman d’idées » à la réactivation des mythes

Vers une poétique de La región más transparente

Carlos Fuentes et l’identité nationale ou le jeu de l’autre

Carlos Fuentes: « Mexico est la seule ville qui stimule mon imaginaire »

Penser et écrire le Méxique selon Carlos Fuentes : du roman à l’essais

La Révolution comme institution

Carlos Fuentes: La culture avant la politique

Gallimard : Carlos Fuentes

Salut à Carlos Fuentes I
Salut à Carlos Fuentes II
Salut à Carlos Fuentes III
Salut à Carlos Fuentes IV
Salut à Carlos Fuentes V

À la louange du roman, par carlos Fuentes

Anglais

How Carlos Fuentes reinvented the novel

My hero: Carlos Fuentes by Alberto Manguel and Liz Calder

Carlos Fuentes on Politics, Language, and Literature

Fuentes the Memorious

Philip Roth scoops Asturias award and pays tribute to Carlos Fuentes

Carlos Fuentes, The Art of Fiction No. 68

A Talk With Carlos Fuentes

A Conversation with Carlos Fuentes By Debra A. Castillo

Leftist Novelist Is Barred By U.S.

FBI treated Carlos Fuentes as communist subversive

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