Dans sa librairie et son site web One Grand Books, l’éditeur Aaron Hicklin a demandé à des personnalités publiques de nommer les 10 livres qu’ils emporteraient avec eux s’ils étaient abandonnés sur une île déserte.

Cette fois-ci, il s’agit de la liste de l’auteur américain Michael Cunningham, auteur entre autres du roman Les heures.

(Article paru le 10 juin 2016 avec le titre en anglais: My 10 favorite books: Michael Cunningham. Traduit par Alejandro Labonne).

L’Autre Moitié du soleil par Chimamanda Ngozi Adichie

C’est un beau roman puissant et émouvant. Il n’est ressemble aucunement à la vie que je vive, ou le monde que je connais.

Les villes invisibles par Italo Calvino

Les Villes invisibles défie chaque règle généralement utilisée dans la fiction : chacune, sans faute. Cela serait stupide de n’est pas apporter avec moi, dans une île déserte, un livre comme celui-ci.

Glass, Irony, and God par Anne Carson

Pour sa portée et son inventivité et bien sûr, pour sa profonde intelligence. Pour le rappel, en ce qui a trait aux livres, que les limites sont ceux qui nous nous fixons nous-mêmes.

Bruit de fond par Don DeLillo

DeLillo est mon dieu de la phrase. Les leur sont plus nuancées, puissantes et belles que toute autre que je connais. Si, dans un hypothétique départ vers une île déserte, je devrais alléger ma charge – je pourrais, mais j’en serais désolé quand même – prendre avec moi une seule phrase de DeLillo, et la lire encore et encore.

Rêves de train par Denis Johnson

En ce qui me concerne, il est un de meilleurs livres écrits dans les dernières cinquante années.

Faithful and Virtuous Night par Louise Gluck

J’aurais besoin de poésie, j’aurais besoin d’au moins 100 livres de poésie. J’ai choisi son recueil le plus récent parce que c’est celui que j’ai lu le plus récemment. Et bien sûr, parce que Gluck est une grande poétesse. Mais, en réalité, si je commence à parler sur les poètes que j’aimerais apporter avec moi, je ne saurais où m’arrêter.

Solaris par Stanislaw Lem

Si la fiction métaphysique est la seule survivante des romans d’idées, celui-ci est pour moi le plus grand de tous.

Les nouvelles complètes de Flannery O’Connor

J’aimerais découper des pages de la collection de lettres de cette auteure et les glisser parmi les nouvelles complètes. Elle en est la déesse n’est-ce pas ? Et j’ai besoin des deux livres.

Pastoralia par Georges Saunders

J’adore Georges Saunder, vraiment, qui de plus je peux dire.

La promenade au phare par Virgina Woolf

Cela serait bon de se rappeler – pendant que je passe mes jours assis sur une plage sous un cocotier – de toute la vie, de toute la beauté et la tristesse, de tout le mystère ; tout ce qui peut être contenu dans un nombre relativement modeste de pages. Cela serait bon de se rappeler continuellement, en vieillissant, à quel point la vie, elle était rampante, et comment son l’émotion et ses conflits, et sa joie, et sa déception peuvent être transmis dans un roman, si parfaitement symétriquement et structuré.

Je vous faufile un autre :

Un livre en Blanc

Je prendrais un livre avec rien écrit là-dessus. J’y n’écrirais rien. Je le conserverais vide, et parfois, je le regarderais et j’y imaginerais tous les livres dont j’ai dû me départir et tous les livres encore à écrire.

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