La figure de la Mère dans le théâtre

Je me suis proposé d’écrire un billet pour le jour des mères…

En cherchant des romans avec des personnages des mères importantes, voire essentiels et iconographiques, mon esprit, peu à peu, s’est tourné vers des personnages dramatiques.  Il est évident que la littérature dramatique nous a offert des personnages féminins fort importants, primordiaux et essentiels, notamment des mères.

Voici quelques-uns et Allons-y lisons du théâtre!

Clytemnestre

La trilogie dramatique d’Eschyle présentée autour des années 400 avant notre ère. Cette trilogie est composée de trois pièces : Agamemnon, les Choéphores et les Euménides.

Selon la mythologie grecque, après qu’Agamemnon eut sacrifié sa fille Iphigénie afin d’obtenir des vents favorables pour partir vers Troie, l’amour de Clytemnestre pour lui vire en haine profonde. Quand Agamemnon revint triomphant, Clytemnestre chercha à se venger de la mort d’Iphigénie et, avec l’aide d’Égisthe – son amant –  elle l’assassine.

Avec Égisthe, elle régna pendant sept ans jusqu’au moment où ils furent à leur tour tués par Oreste, à qui le dieu Apollon avait ordonné de venger la mort de son père.

Jocaste

Jocaste dans l’Œdipe roi de Sophocle

Selon le mythe, Jocaste engendre un fils avec son époux le roi de Tebas, Layo, mais un oracle augure que ce fils tuera son père, alors Layo ordonne l’assassinat de son fils, Œdipe, mais Jocaste réussi à l’envoyer sans que Layo le sache a vivre avec le roi de Corinthe qui le prendre comme son propre fils. Des années plus tard, dans un incident fortuit Œdipe tue Layos. Et après qu’il devienne un Héros pour la ville de Tebas, Il mariera Jocaste, sa propre mère. Quand la terrible nouvelle de leur inceste sera connue. Jocaste se suicidera.

Lady Macbeth

Macbeth, la pièce théâtrale de William Shakespeare. Elle est devenue grâce à cette tragédie anglaise l’archétype de la femme ambitieuse, déterminée. Un personnage théâtral que toute actrice rêve de jouer un jour.

Mère Courage

Chronique de la guerre de Trente Ans de  Bertolt Brecht.

Une ouvre qui dénonce cette bêtise qui est de la guerre par le biais de cette femme qui profite d’un conflit armée, la guerre de trente ans, pour survivre, mais qui paie les conséquences dans la perte de ses enfants.

Bertolt Brecht, dans ses pièces théâtrales, utilise le distanciation, pour éviter que le spectateur aie une catharsis afin de mieux comprendre la conflit et ces conséquences – les idées véhiculées par la pièce- sans se laisse aller par elle et tomber dans un sentimentalisme populiste y manipulatoire, comme celui dont les nazis avait profité lors de la Seconde Guerre mondiale.

Nora Helmer

Une maison de poupée  d’Henrik Ibsen.

Nora Helmer est l’épouse parfaite de Torvald, et mère de trois enfants. Par le passé, elle, en secret et pour aider son mari malade, aurait fait un acte illégal dont elle ne connaissait pas les conséquences. Un homme essai de l’intimider à cet égard et quand la vérité et connue par son mari, Nora se rendre compte du rôle qu’en tant que femme elle est condamné à vivre –  comme une femme sotte et stupide, d’où le nom de la pièce, car elle, en tant que femme, n’est qu’une poupée aux yeux de son mari et aux yeux de la société scandinave de l’époque. Une conversation entre les deux se suivra grâce a laquelle Nora se rendra compte de sa position inférieur au sein de son mariage apparemment parfait, alors elle décidera de quitter le mari et chercher de réponses ailleurs.

Élise

Élise, la Mère dans Le Pélican (Pelikanen) d’August Strindberg.

Une œuvre naturaliste avec un fond très symbolique. Les personnages s’appellent simplement, Père, Mère, etc. À cet égard, la symbolique entre une mère pélican – qui donne su sang pour que ses enfants survivent – et la mère dans la pièce qui est capable de mal nourrir, abandonner et voler à ses enfants est bel et bien celle de la famille contemporaine dans un monde que selon Strindberg est déjà mort et dans lequel le mariage et la famille – sans les valeurs moraux dont la société a été dépossédée est simplement un enfer.

Bernarda Alba

Dans La Maison de Bernarda Alba  de Federico García Lorca

Bernarda, mère de cinq filles, a un concept de vie rétrograde, elle s’est consacrée à fermer un cercle de fer autour de ses filles pour protéger à tout prix la virginité des filles. Il ne les laisse pas sortir de la maison et a seulement permis de marier l’aîné d’entre eux avec le serveur le plus attrayant de la ville mais il est attiré par le plus jeune et le plus beau de tous, par Adela. Dans La Maison de Bernarda Alba, l’auteur nous présente un dilemme moral fort des personnages dans un cadre socio-historique concret dans lequel Bernarda serait en charge de la répression sociale, économique et psychologique; elle aussi réprimanderait l’idéologie dominante espagnole ou représenterait l’Espagne, l’agression associée à tout l’exercice du pouvoir, elle qui méprise les classes inférieures, «les pauvres sont comme des animaux; ils semblent être faits d’une autre substance. » Bernarda incarne l’asphyxie réactionnaire, autoritaire, physique et morale dans la maison de Bernarda. (source)

Albertine

Albertine en cinq temps  de Michel Tremblay. 1984

Elle met en scène le personnage d’Albertine, un des personnages phares de l’univers de Tremblay.

Albertine en cinq temps, c’est cinq actrices interprétant le même personnage à des étapes différentes de la vie d’Albertine, allant de 30 à 70 ans. L’intrigue se déploie autour de la plus vieille Albertine, 70 ans, qui emménage dans un foyer pour personnes âgées. Elle ressasse ses vieux souvenirs, retraçant toute une époque.

Sur la même scène, toutes les versions d’Albertine y passent, de même que sa sœur Madeleine, surgissant du passé. Elle confronte sa grande sœur, interroge les représentations d’elle-même. Les Albertine se renvoient la balle sans cesse, laissant paraître peu à peu leurs états d’âme.

Ce que l’auteur met en lumière par-dessus tout, c’est la rage des femmes. Michel Tremblay incarne la voix d’une génération par sa vision unique du peuple québécois, sa façon de représenter le quotidien des familles d’ici. C’est dans une ère de grands changements pour les femmes que Tremblay fait évoluer ici le personnage principal. C’est la rage qui bouillonnera en elle tout au long de sa vie. Albertine possède sa propre histoire. Elle déteste les hommes, elle se sent enfermée dans son rôle de femme au foyer, incomprise par sa famille. Mais « Bartine », comme l’appelle familièrement sa sœur Madeleine, pose un regard sur la condition féminine. Elle jongle mal avec ses responsabilités de mère et perd le contrôle, à 30 ans, lorsqu’elle vit un épisode de violence avec sa fille. Enragée par l’injustice de son destin, elle souffre d’autant plus du jugement de sa famille. Sa rage n’est nullement que violence, elle veut vivre, s’émanciper.

Par ailleurs, l’impressionnante distribution rend hommage à la pièce par son jeu, d’une intensité désarmante. Les actrices se distinguent par des nuances de rage toutes différentes mais aussi touchantes les unes les autres. Monique Miller, la plus vieille Albertine, s’impose par sa sensibilité et par la justesse de son interprétation. Dans un chassé-croisé parfait, Émilie Bibeau, Lise Castonguay, Éva Daigle et Marie Tifo évoquent la tragédie d’Albertine. C’est sans oublier Lorraine Côté, dans le rôle de Madeleine, résignée et confortable dans son « petit bonheur ben ordinaire » qui démontre une autre facette de l’époque. (source)

 

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