Romans et nouvelles sur le VIH/Sida

Voici mes choix de bibliothécaire pour cette Journée Mondiale de la lutte contre le SIDA, quelques romans et nouvelles sur cette maladie.

J’ai décidé aussi de vous faire part des critiques, des résumés et des analyses trouvés par ci et par là, pour enrichir ce billet-ci. Néanmoins, il s’agit de véritables choix personnels, i.e. des romans choisis  parmi les livres que j’ai lus.

Québec:

Paul en Finlande : nouvelles. 1994. Yann Martel.

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«Ecrit bien avant Histoire de Pi, en 1993, Yann Martel avait tout juste 30 ans, Paul en Finlande est un recueil de 4 longues nouvelles. Elles ont en commun une immense sensibilité, qui fait vibrer nos cordes et se serrer nos gorges, avec une légèreté distinguée et aucun recours au pathos, au sordide, à l’étalage de quelque sentiment que ce soit. Yann Martel a en outre une inventivité exceptionnelle, dans la forme même des 3° et 4° nouvelles, je suis assez soufflée du talent qui se dégage de sa plume, et me suis complètement laissée porter par ses mots, j’ai passé un moment tout à fait original et profond avec lui…. Tentez !!» Critiques Libres.

Choses crues. 1995. Lise Bissonnette.

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«Voici un des romans les plus remarquables de l’année littéraire. L’écriture est très ferme, personnelle, inventive, comme si elle devait se frayer un chemin toujours nouveau dans les idées, les émotions, les représentations.» Gilles Marcotte, L’actualité.

Cannibales et mélancoliques. 2000. Catherine Mavrikakis

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«Le premier roman de Catherine Mavrikakis est un texte sauvage où les morts et les condamnés ont tous le même prénom, Hevé. Bons morts, mauvais morts, sidéens, suicidés, accidentés s’y ramassent à la pelle. Escortée de ses Hervé morts qui ne la quittent pas d’une semelle, Catherine, jeune femme animée d’une indémontable vitalité, traverse les vicissitudes et la médiocrité des bien-portants.» Babelio.

Nous tous déjà morts : récit de contamination. 2001. Pierre Salducci

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«Pierre Salducci est un écrivain singulier dans le paysage littéraire gai. Pas de concession à une écriture télé-roman, pas de volonté de tomber dans le roman populaire. Mais une volonté inéluctable de décortiquer l’identité gaie dans ce qu’elle a d’irréductible et unique. Après l’enfance d’un jeune gai dans Retour sur les années d’éclipses, l’éducation sentimentale dans le Journal d’un infidèle, Pierre Fortin, le narrateur et personnage central d’une série qui doit compter deux autres volumes, revient sur la genèse du sida au milieu des années quatre-vingt. Et sur la genèse de sa séropositivité. Quinze ans plus tard, sur les lieux du drame, et en quelques heures, il va raconter, à un jeune ami, l’origine de sa contamination jusqu’à l’analyse de sang qui va lui confirmer ce dont il se doutait. S’il y a eu des romans sur la maladie, peu d’auteurs s’étaient penchés, sauf Jean-Paul Aaron, sur l’avant de la maladie. Comme dans les autres romans, l’action se passe à Paris, dans les Jardins des Buttes Chaumont, haut lieu de la drague et de la baise parisiennes dans les années quatre-vingt. ». Fugues.

Journal intime d’Éric, séropositif. 2001.

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«On pourrait parler d’un e.récit, puisque c’est le fruit d’une écriture web. D’abord sur le site de Séro Zéro, qui me l’a commandé avant de le censurer. Ensuite, sur celui de mon éditeur. La plupart des gais dont je me suis inspiré ont disparu depuis.» Page web de l’auteur.

Afin que personne ne puisse nous faire de mal.2001.Pascal Delorme.

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«Cet ouvrage s’inscrit dans la collection « l’Heure de la sortie », dirigée par Pierre Salducci et consacrée à la littérature gaie.

C’est un premier roman pour Pascal Delorme, écrit de façon poignante, parfois très cru, parfois très poétique, mais d’un constant équilibre, tout en rythme, stylé, habilement ponctué.

Le thème : une histoire d’amour entre Gabriel, artiste peintre, et Étienne, écrivain, deux jeunes hommes dans la vingtaine, beaux, fougueux, passionnément épris l’un de l’autre mais ébranlés par une terrible nouvelle : Étienne est séropositif.

Parce qu’il a peur, parce qu’il a honte, parce qu’il est totalement perdu et désespéré, Étienne choisit de retourner dans les montagnes du Bic, là d’où il vient, pour aller y finir ses jours, seul avec sa mère, sans traitement médical, sans Gabriel.

De son côté, Gabriel, abandonné à Montréal, décide pour exorciser l’absence, d’écrire l’histoire de leur relation. C’est la première partie du livre, celle où on assiste à la rencontre foudroyante, aux approches séductrices, aux sorties bien arrosées et bien fumées, aux inquiétudes jalouses, aux séances de baise solide… Enfin…

Disons que j’ai préféré le genre de chronique qui constitue la seconde partie, celle où Gabriel écrit des lettres qu’il n’enverra jamais à Étienne, celle où il crie sa douleur, son incompréhension, sa rage, son déchirement devant l’absence volontaire de son amour, devant le refus de vivre, d’aimer, devant la démission, la fuite.

Étienne finira par rompre le silence…

Je termine en disant que, dans cette plaquette d’à peine cent pages, il y a nombre de passages d’une grande beauté, d’une immense humanité, que j’aurais aimé retranscrire ici en entier, en particulier ceux où la mère silencieuse de Gabriel prend la parole pour guider son fils.» Par Réjeanne Larouche paru dans Nuit Blanche.

Debout en clair-obscur. 2007. Laurette Lévy.

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« Nous sommes en 2002. Alors qu’elle chemine vers sa ville natale, Béatrice se remémore les épisodes marquants qui ont jalonné son existence depuis son diagnostic de séropositivité en 1994. À travers ce cheminement, on entre en contact avec ceux et celles qui ont partagé la maladie et sa vie de même, bien entendu, que les réalités auxquelles ils sont confrontés. Les angoisses et les joies y sont évoquées à travers une galerie de personnages auxquels le lecteur est invité à s’identifier. Le roman ne se présente pas comme la chronique d’une mort annoncée mais bien plutôt comme celle d’une survivance et est axé sur la richesse des rencontres et des amitiés qui se développent, malgré tout, au sein de la ma-ladie. » Fugues.

France

Eve. 1987. Guy Hocquenghem.
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«Adam a quarante ans. Romancier connu et homosexuel endurci, il souffre des premières atteintes de la « terrible maladie » dont tout le monde parle et peut se sentir menacé – pour raison de sang, de sexe ou de drogue. Une nièce, qu’Adam n’avait jamais vue et qui lui ressemble de façon frappante, mais avec vingt-ans de moins, lui rend visite. C’est Eve. Ils quittent Paris pour le Berry où Anne, sueur d’Adam et mère d’Eve, vit retirée avec son amie Judith. Lorsqu’ils deviennent amants, les réactions furieuses des deux femmes les obligent à partir. Commence alors pour eux une errance qui va les conduire aux Antilles puis en Argentine – où vit la mère d’Adam – et en Afrique, avant de les ramener en Europe sur un voilier volé qui se révélera chargé de drogue… Cette errance, qui n’était peut-être d’abord qu’une fuite en avant, va se transformer pour Adam en une enquête de plus en plus fébrile et stupéfiante sur son identité réelle comme sur celle de sa jeune compagne.
La vérité sur leurs liens de sang est pourtant moins terrible que la réalité de la maladie, de la souffrance et de la décrépitude physique qui va enfermer Adam à l’hôpital parisien de la Pitié. Il ne reverra pas le soleil.
Après L’Amour en relief et La Colère de l Agneau, Guy Hocquenghem confirme ici qu’il est un des grands romanciers d’aujourd’hui. Eve est un livre d’une rare ampleur, où les interrogations les plus modernes trouvent d’emblée la dimension du mythe, où la littérature se confond avec la vie dans son expérience la plus intime, la plus folle. C’est une formidable aventure romanesque où l’amour, la tendresse, les manipulations génétiques la cruauté et la mort font un mélange aussi singulier qu’explosif. » Babelio.

Les nuits fauves. 1989.Cyril Collard.

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«Il a 30 ans. Il aime les garçons. Et les corps anonymes qui s’emparent de lui dans les rites pervers des nuits fauves. Il aime les filles de passage. Et Laura.
Il est séropositif. Lâcheté ou panique, il ne l’a pas dit à Laura. Il l’a peut-être contaminée. Elle a dix-sept ans. et l’aime jusqu’à la folie, usant de tout pour ne pas le perdre: prières, violence, mensonges, chantage.
Ils s’aiment et se déchirent dans un rythme serré de clip vidéo, où défilent les ombres et les lumières de la ville, où le répondeur téléphonique hache les mots de la passion. Avec, soudain, de lentes plages de mémoire.
Menacé de mort, il naît au monde qui l’entoure. Il est vivant…» Babelio.

À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie. 1990 Hervé Guibert.
Le protocole compassionnel. 1991
Cytomégalovirus : journal d’hospitalisation. 1992

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«Il est des écrivains qui marquent leur temps, qui paraissent indispensables parce qu’ils font parler de la littérature, parce qu’ils suscitent des passions, haine ou admiration, parce qu’ils entraînent des débats ou des polémiques. Des auteurs s’engagent à leur côté, d’autres les dénoncent. Parfois même, artistes, journalistes, critiques, intellectuels viennent à s’interroger sur leurs écrits :  » avait-on le droit de …? », « peut-on… ? », « fallait-il…? ». Ils ont cela d’intéressant qu’ils ne laissent pas indifférents, qu’ils évitent toute sorte de consensus, qu’ils dérangent aussi. Ils ont cela d’intéressant qu’ils sont écrivains…» Que reste-t-il d’Hervé Guibert aujourd’hui ? par Arnaud Genon.

Ce sont amis que vent emporte. 1991. Yves Navarre.

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« Un homme meurt. Le mot sida est biffé mais chacun peut le lire. Yves Navarre raconte la phase terminale de la maladie dans la vie d’un couple d’homosexuels. Là où la maladie frappe dur et sûr. Là où la mort accélère son travail de sape.
Ce sont amis que vent emporte (titre emprunté à un poème de Rutebeuf) soulève des questions graves : comment dire le sida sans complaisance dramatique, sans ombres moralisatrices, sans militantisme aveugle ?…» Culture et débat.

Tout contre Léo. 1996. Christophe Honoré.

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«Au milieu de l’escalier, j’ai stoppé net, arrêté par un silence inhabituel.
Sans faire de bruit, je me suis faufilé dans la salle à manger.
J’ai laissé la lumière éteinte et je me suis posté dans
l’axe du passe-plat, un peu en arrière, pour rester dans le noir. De là, on voit toute la cuisine. Et j’ai vu.

J’ai vu mon père et ma mère serrés l’un contre l’autre
près de l’évier et qui sanglotaient. Jamais je n’avais imaginé que mon père avait des yeux qui pleuraient. »
C’est comme ça, seul dans le noir, en regardant sa famille pleurer, que Marcel apprend que son frère aîné est malade du sida. Qu’il va mourir.
Et c’est à partir de cet instant que lui, Marcel, P’tit
Marcel comme ils disent, doit faire comme s’il ne savait rien.Retrouvez Marcel dans L’Affaire P’tit Marcel (Collection Mouche) et dans Mon cœur bouleversé (Collection Médium). Mais Marcel fait aussi sa guest-star dans C’est plus fort que moi (Collection Neuf)…» Babelio.

La meilleure part des hommes. 2006. Tristan Garcia.

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«La meilleure part des hommes (on la cherche, on la trouve dans la mort suppliciée, assumée, effaçante, de la figure principale du groupe, Willie, ce n’est pas drôle, c’est assez stupéfiant) est un récit si étonnant, et réussi, qu’on se demande lequel des exploits d’écriture est le plus considérable chez Garcia dès ce premier roman que les jurys retiennent aux sélections (Renaudot, Médicis, Flore, Décembre). Comment ce garçon, né en 1981, a-t-il pu à ce point faire revivre la tornade sida et sa sous-culture sphérique et guerrière qu’il n’a pas pu vivre? Avec quelle habileté innée s’est-il glissé, à son premier ouvrage, dans la sensibilité du regard d’une femme, narratrice de ce maelström intellectuel et politique que souleva la terrible épidémie en ses débuts et ses évolutions? » Robert Lévesque. La Presse.

Etat-Unis

Un pied dans la tombe. 1988. Joseph Hansen.

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« C’est un roman au coeur triste et à l’esprit gai, sans stupide jeu de mots. Le coeur est triste puisqu’un homme aime un homme qui va mourir. L’esprit est gai puisque, derrière les sanglots longs des violons, pointe l’entêtement au bonheur, la formidable envie de vivre jusqu’à l’arête fine qui sépare du gouffre.» Babelio.

La Maison du bout du monde. 1990. Michael Cunningham.

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« La Maison du bout du monde fut saluée, dès sa parution aux États-Unis en 1990, comme le roman-culte d’une génération, encore bercée par les guitares de Woodstock et les utopies de la libération sexuelle, déjà projetée dans la tourmente des années sida.
De Cleveland à New York, des rêves ambitieux et candides de l’adolescence à la quête désemparée d’un refuge d’où la vie tiendrait tête aux turbulences de notre monde déboussolé, l’histoire de Jonathan et de Bobby, deux amis d’enfance, explore la fragilité émotionnelle d’une époque qui vit ses idéaux péricliter vers un tragique dénouement.
Pour sauver leur destin de cette faillite annoncée, les deux garçons tenteront avec Clare, leur compagne bohème, d’inventer une alternative à la famille traditionnelle.Reconsidérés à l’aune des incertitudes d’aujourd’hui, les messages d’amour et de paix à tout prix des rengaines hippies résonnent avec une étrange acuité dans ces pages brûlantes, servies par la beauté lyrique d’une prose qui transfigure les événements du quotidien le plus fade en d’intenses moments de grâce.» Belfond.

Au bord du gouffre : mémoires d’une désagrégation : récit. 1992. David Wojnarowicz.

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« La nuit en songe je rampe sur des pelouses fraîchement tondues, je contourne les statues et les chiens et les voitures qui surveillent votre geôle. Je m’introduis dans vos maisons par les plus infimes fissures des briques qui vous procurent un sentiment de confort et de sécurité. Je traverse vos salons et grimpe vos escaliers et pénètre dans vos chambres à coucher. Je vous réveille pour vous raconter ce qui m’est arrivé lorsque j’avais dix ans, un jour que je rôdais autour de times square à la recherche d’un homme qui se coucherait sur moi pour me prodiguer les câlins et les baisers dont ma mère et mon père me privaient. Je me suis fait accoster par un type qui m’a emmené dans un coin reculé le long des quais et m’a roué de coups tant il avait peur des pulsions ardentes enfouies dans ses entrailles. J’aurais aimé l’étrangler mais mes mains trop petites ne pouvaient faire le tour de son cou. Je vous réveillerai pour vous accueillir dans votre cauchemar.» Babelio.

L’homme marié.2000. Edmund White

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« Edmund White a su éviter le pathos qui plombe tant de récits des années sida. Sa fresque, économe des effets de larmes, réussit souvent à nous faire sourire. ». Fabrice Gaignault, Elle.

 

Mon frère. 2000. Jamaica Kincaid.

41CT416GN4L._SX210_ « Jamaica Kincaid raconte l’histoire de son frère mort du sida à l’âge de trente-trois ans, pour n’avoir pas pris soin de lui-même.Son incapacité à peser soigneusement et à accepter pour s’y adapter le ça va ça vient de la vie, les périodes intermédiaires, c’était le fait qu’il vivait en un lieu où le gouvernement, composé de gens de son propre teint, de sa propre race était corrompu et ne se souciait pas que lui ou d’autres genscomme lui vivent ou meurent.Ces lignes résument fidèlement la brutalité de l’auteur, sa sensibilité à fleur de peau, exprimant le mal qui l’atteint dans sa chair, dans son esprit et dans son âme. Son récit puise toute sa force dans l’utilisation du langage parlé comme mode narratif, usant de la répétition pour crier la souffrance, dire le monde corrompu qui renonce à comprendre, évoquer ce moment où tout bascule dans la mort, où la misère est une question de minute. Au point que les femmes, les mères et les enfants finissent par y perdre la raison.Jamaica Kincaid est née à Antigua dans une famille pauvre de quatre enfants élevés sous le joug d’une mère obsessionnelle et mal aimante. À dix-sept ans, cette dernière l’envoie aux États-Unis comme jeune fille au pair, Jamaica y trouvera le salut en choisissant de devenir écrivain.Mon frèreaété récompensé par le prix Femina 2000 du meilleur roman étranger.–Stellio Paris. »

Série de Henry Rios par Michael Nava
La mort à Frisco. 1986.
Un garçon en or. 1998.
L’enfance du crime. 1990
La loi cachée. 1992.
Adieu aux amis chers. 1996.
Sous une Pluie de flammes. 1997.
Les défloques du coeur 2001.

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« En 1986, Michael Nava publiait « The Little Death », un roman policier mettant en vedette un détective d’origine latino qui  était aussi gay son nom : Henry Rios. Dans un genre qui utilisait surtout les homosexuels comme des figures de moquerie et de mépris, les romans de Nava offraient une vision différent où orientation sexuelle, race, relations sérodiscordantes et la SIDA s’en mêlent efficacement. Au cours des quinze prochaines années, Nava publiera six autres livres de la série… » ma traduction. d’un extrait de l’article de Grath Greenwell paru dans le New Yorker

Le temps dérobé : chronique du sida. 1989. Paul Monette.

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Les romans de Monette ( Afterlife, Last Watch of the Night) sur le SIDA n’ont pas été, malheureusement, traduits en français. Mais ils sont parmi les romans écrits par des séropositifs des années quatre-vingts et quatre-vingt-dix ces qui sont les mieux écrits qui dépassent le simple témoignage et qui ne vieillissent pas grâce à leur qualité formelle.

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Histoire de la nuit.2005.  Colm Tóibín.

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«Une traversée peu ordinaire des années 70 à 90 de l’Argentine des généraux (guerre des Malouines) à celle de Menem, avec quelques incursions dans la Barcelone de la transition démocratique et la triste Californie gay des années sida.
Le personnage principal mène sa vie comme il peut, avec une mère mourante, un travail ennuyeux, des contacts avec des Américains proches de la CIA, goûte un peu à la corruption et fait partager avec justesse les péripéties de sa vie sentimentale et sexuelle.
Un vrai témoignage de la condition humaine, entre heurs et malheurs, espoir et désespoir, honnêteté et « magouilles », orgasmes et désillusions. » Critiques Libres.

La ligne de beauté. 2005. Alan Hollinghurst

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« Le jeune héros de La Ligne de beauté, Nick Guest fils d’antiquaire, se retrouve plongé dans le milieu de la haute société londonienne en 1983. Boursier à Oxford, il loue une chambre chez son ami Tobi Fedder dont le père est député. Il se familiarise peu à peu avec le quotidien de la maisonnée et ses réceptions, où il essaie de trouver sa place.

Nick semble avoir deux aspirations : la recherche de la beauté dans tous les domaines et la poursuite de ses désirs amoureux (au masculin). Familier de la littérature et de l’art en général, il est un esthète qui apprécie toute les formes de beauté. D’abord amoureux de Tobi, hétérosexuel, il décide ensuite d’échapper à cet amour à sens unique en recherchant des aventures avec des hommes. Il fait alors la rencontre de Léo, son premier amant.
D’abord bercé par la douce vie qu’il mène auprès des Fedden, il va petit à petit se retrouver confronté à différents problèmes. Ainsi il va assister aux déconvenues politiques du père Fedden, Gerald, qui est un ambitieux député tory (conservateur) sous le gouvernement Thatcher. Il devra aussi vivre avec l’apparition du sida et, surtout, la vie fastueuse qu’il mène et qui le happe et le change. Au point de s’y perde lui-même ?

La Ligne de beauté est à la fois un roman initiatique et une critique de la société londonienne privilégiée des années Thatcher. À travers la vision de Nick se dessinent les manœuvres politiques, l’effritement de la famille Fedden, et de toute une société centrée sur elle-même. Le héros est à la fois en symbiose avec cette société — puisqu’il est ambitieux et égoïste —, et en marge de celle-ci à cause de ses interrogations profondes sur ceux qui l’entourent et de son homosexualité, qui doit rester à demi cachée.
Couvert de prix (dont le Booker Prize, le plus prestigieux au Royaume Uni), ce roman a été adapté à la télévision par la BBC sous la forme d’une mini-série en 3 épisodes. C’est comme ça. » Critiques Libres.

Amérique latine

Avant la nuit : autobiographie. 1990. Reinaldo Arenas

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Comme dans le cas d’Hervé Guibert et de Paul  Monette, cette autobiographie d’Arenas reflète la désir de se dépêché, de finir, de la part de ces auteurs, avant la mort, leur Oeuvre ( avec œ majuscule).  Avant la nuit Il n’a pas la valeur ni la force littéraire des ses romans et nouvelles, mais elle est une  et riche biographie.

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