Pour le Halloween : Films d’horreur de 2010 à aujourd’hui

Les bibliothécaires, nous faisonsdes sélections de tout type de documents, pas seulement des livres.  Pour vous montrer cela, je vous propose ma liste de films d’horreur, de cette décennie, qu’il faut absolument voir.  Bien sûr, elle n’est pas exhaustive et se base exclusivement sur mes goûts personnels, néanmoins, si vous voyez ces films-là, c’est sûr et certain que vous auriez un panorama fort clair de l’horreur contemporain au cinéma. Vous allez voir que ne s’agit pas d’une liste Top Ten. J’y ai mis les films que je considère importants sans penser à la quantité. Je vous la présente alphabétiquement d’après le titre original, sans hiérarchie.

  • Babadook. 2014. Australie. Réalisé et écrit par Jennifer Kent.
    Une mère de famille monoparentale et son enfant, né le même jour que l’époux/père meurt, se confrontent à la possibilité de qu’un monstre sur naturel, tiré d’un livre pour enfants, les hante.
  • Train to bustan. Corée du Sud. 2016 Original en coréen Busanhaeng. Scénario par Joo-Suk Park et Sang-ho Yeon, réalisation de Sang-ho Yeon.

Un père de famille divorcé et excessivement préoccupé par le travail décide, malgré lui, d’amener sa fille visiter sa mère, en train au moment où des expériences menées par la compagnie qu’il représente ne déclenchent une épidémie zombie.

  • ça. 2017. Scénario de Chase Palmer, Cary Fukunaga et Gary Dauberman. Réalisation Andy Muschiett. Titre Original : IT

Difficile, à une époque où Hollywood connaît ses recettes les plus faibles depuis longtemps et se retranche sur le spectacle familial, de trouver de belles productions de cinéma d’horreur pour grand public. Avec son bon budget (35 millions de dollars, contre une fourchette habituelle de 2 à 10 millions pour le genre), «Ça» laisse ainsi espérer une réussite à la «Conjuring», qui en 2014 avait su conquérir les spectateurs au-delà des amateurs d’horreur. Mais là où les dossiers Warren étaient une heureuse surprise, le clown maléfique, lui, signe un retour très attendu. (Paris Match)

  • The cabin on the woods. 2012. États-Unis. Écrit par Joss Whedon et Drew Goddard et réalisé par Drew Goddard.

En apparence un  autre film d’horreur qui se passe dans une cabane dans le bois, mais quelque chose de plus sinistre, de plus loufoque et de plus intéressante est en train d’arriver qui risque avoir des conséquences autant pour tout l’humanité que pour ce branche du genre de l’horreur.

  • La Conjuration. 2013. États-Unis. Titre original: The Conjuring. Écrit par Chad Hayes et Carey W. Hayes. réalisation de James Wan.

Le directeur James Wan est peut-être le directeur américain d’horreur conventionnel le plus intéressante actuellement. Bien qu’il fasse usage du truque le plus surutilisé dans ce genre, le jumpyscare – le saut de surprise-, mais il évite l’utiliser en excès, et dans de situations inutiles. En plus, il est soigneux dans la photographie de ses films.

  • Get out. 2017. États-Unis. Écrit et réalisé par Jordan Peele.

Première incursion dans la réalisation et l’écriture « sérieuse » pour le comédien Jordan Peele.  On peut dire qu’il a bien assimilé les enseignements de maîtres comme Polansky ( Le bebe de Rosemary) en utilisant les conventions du genre efficacement dans un nouveau cadre racial.

  • Grave. 2016. Belgique et France. Scénario, dialogues et réalisation par Julia Ducournau.

Qu’on se le dise : Grave n’est pas le film d’horreur intense que promet sa campagne de communication et son électrique réputation cannoise. Ce que le film est, en revanche, c’est la mise en scène crue et très joyeusement littérale des rapports de force et de désir qui agitent le groupe, universitaire ou familial, autour de la trajectoire d’une jeune fille vierge qui cède au cannibalisme. Le pitch alléchant du premier film de Julia Ducournau annonçait pourtant un film nerveux et dégoulinant d’hémoglobine : Justine, petite dernière d’une famille de végétariens et jeune étudiante vétérinaire, doit manger de la viande crue lors d’un rite de bizutage universitaire. Mais l’opération la transforme peu à peu et Justine se mue en monstre assoiffé de chaire fraîche. Engagé sur la voie du cinéma de genre, dans lequel il ne réussit que partiellement, Gravemarque le retour du corps dans le cinéma français, par le truchement du cannibalisme, appliqué à une auscultation des relations amoureuses et familiales. Lire plus : Critikat

  • El incident. 2014. Mexique. Écrit et réalisé par Isaac Ezban.

Deux frères fuient un flic déterminé, en descendant sur une cage d’escalier d’un complexe d’appartements. Une famille chamailleuse entreprend un long voyage sur la côte. Les deux groupes n’iront plus loin: la cage d’escalier et la route sont apparemment des boucles infinies dans le temps et dans l’espace. Dans « L’Incident », Isaac Ezban, un scénariste mexicain, concocte un thriller de science-fiction qui nous surprend par son étrangeté, bien qu’une certaine proportion du suspense soit générée par la question de savoir s’il peut soutenir cette idée tout le long du film. Il y parvient en grande partie grâce à un design de production astucieuse: si une photographie vaut mille mots, rien ne dit que le temps à passer comme mille bouteilles d’urine. ( Variety )

  • It comes at night. 2017. États-Unis. Écrit et réalisé par Trey Edward Shults.

C’est un film qui a laisse perplexe et qui a fâché plus qu’un critique. Cependant, malgré vous êtes d’accord avec la prémisse, le cadence et la façon dont le metteur en scène-scénariste nous propose des pistes qui parfois mènent nul part, je crois que c’est un film indispensable.

« Le propos aurait pu être une parabole facile sur l’isolationnisme, le communautarisme, mais “It Comes At Night” est un drame sur un échelon plus simple de la société, la famille. L’excellent Joel Edgerton livre une prestation forte et ramassée, en père de famille défiant, obnubilé par la sécurité, mais dont on devine la bonté qu’il a dû abandonner pour faire face. Son épouse offre un équilibre entre lui et leur fils. Trop tendre pour ce nouveau monde, hésitant, inquiet et lui-même inquiétant, le garçon vit son adolescence au milieu de l’apocalypse. Il est interprété par Kelvin Harrison Jr, véritable révélation du film, dans une composition de sentiments incompris, réprimés, dissimulés. En miroir, il y a cette autre famille, plus jeune, un peu plus heureuse, plus insouciante comme ils ont dû l’être autrefois – mais qui, elle aussi, pourrait devenir comme eux. » ( Paris Match )

  • Traquée. 2014. États-Unis. Titre original : It Follows.  Écrit et réalisé par David Robert Mitchell.

…. Après avoir été droguée par Greg, un garçon qu’elle fréquente depuis peu, Jay se réveille dans un immeuble désaffecté. Derrière elle, Greg promet qu’il ne lui fera rien, puis il entame un étrange monologue. Il prévient Jay qu’il lui a « passé » « quelque chose », que « ce » sera bientôt là, que « ça » peut prendre l’apparence de n’importe qui, d’un proche ou d’un inconnu marchant droit vers elle, que « ce » n’est pas rapide, mais que « ça » la retrouvera inlassablement et qu’elle devra à son tour le « passer » à quelqu’un d’autre en faisant l’amour, faute de quoi…

Excellent critique par Francois Levesque ( Le Devoir )

  • Oculus. 2014. États-Unis. Scénario Écrit par Mike Flanagan et Jeff Howard basé sur une court metrage de Mike Flanagan et Jeff Seidman.

Mike flanagan a déjà plusieurs films intéressants quoique conventionnels à ses actifs : Hush, Gerald’s Game, Ouija : origin of evil, Before I awake. Avec James Wang il est un des metteurs en scène du genre d’horreur qui essaient de donner un nouveau souffle au genre sans nécessairement le transformer, car il utilise, comme Wang, beaucoup des éléments surutilisés dans le genre : Jumpy scares, par exemple, mais dans un dosage adéquat.

  • La sorcière. 2015. États-Unis. Titre original : The VVitch: A New-England Folktale. Écrit et réalisé par Robert Egers.

La force de ce film glacial et terrifiant, visant l’authenticité dans ses dialogues, décors et costumes, est qu’on ne saura jamais clairement si Satan et ses suppôts sont responsables des malheurs qui accablent cette famille isolée, ou si ses membres sont victimes d’une hystérie collective. Le résultat final est en tout cas suffisamment convaincant pour que le réputé festival américain de Sundance lui ait décerné son prix de la mise en scène. Largement mérité car, pour une fois, voici un long métrage qui, hormis une scène fantastique finale, pourrait plaire à un public d’habitude réfractaire à la terreur. Le Parisien.

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