Le livre électronique continue sans succès dépassé par d’autres dispositifs et par le fétichisme du papier

Traduction d’un texte publié en espagnol,sur le journal électronique Bez, avec le titre : El libro digital sigue sin triunfar, superado por otros dispositivos y el fetichismo del papel. Artículo écrit par Paloma Hidalgo (@Palomaffidalgo). Il est apparue le 23 avril 2017.
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Le livre numérique ne prévoit pas sur l’imprimé

Ce 2017, fait dix-sept ans du lancement du Kindle. Et avec lui, on nous avait promis une révolution, mais les livres numériques n’attirent pas les Espagnoles comme on l’espérait. Écrivains, éditeurs et lecteurs posent des hypothèses pour analyser le phénomène

Cette création de Jeff Bezos, que s’est réinventée et répliquée dans diverses compagnies, avait fait monter Amazon dans le train de l’avant-garde, et cette compagnie Internet continue de dominer le marché éditorial numérique actuel. Plusieurs pronostiquaient qu’il s’agissait du certificat de décès du livre imprimé, mais une décennie après, la prophétie ne s’est pas remplie. Le livre numérique représente aux États-Unis, son principal marché, les 25 % des ventes, même s’il a eu deux années de diminution, de même que dans le Royaume-Uni où il est tombé d’un 15% dans le dernier exercice, tandis que dans notre pays, la Fédération des associations éditoriales avait indiqué que l’ebook avait atteint en 2016 les 28 % de la part du marché éditorial, mais à peine le 5.1% de la totalité de ventes. Il s’agissait malgré tout, d’une augmentation de deux points par rapport aux chiffres de 2015 desquels, selon Liboada une des principales distributeurs de livres numériques en castillan, celui-ci est supérieur aux 3 % du marché. En plus, selon La CIS 78,6 % des Espagnols optent pour le livre imprimé et seul un 11% privilégie le numérique.

Moins de lecteurs, moins de lecture

À quelles barrières est confrontée le livre numérique et qui l’empêchent de nous conquérir ? Pour commencer, nous dit l’écrivain Toni Montesinos, « il faut élargir notre vision pour y inclure le taux de lecteurs très bas « le livre numérique a échoué parce que, simplement, la lecture n’est pas une habitude, je dirais nécessaire des gens.» Affirme Montesinos. » Ils restent ancre des acheteurs de livres, mais le lecteur est une race presque disparue.

« Je crois que ce qui a échoué dans le livre électronique ce n’est pas le livre, mais le support », ajoute l’écrivain Guillarmo Aguirre coordonnateur de l’École d’écriture créative Hotel Kafka, « Les gens, n’achètent pas des livres numériques, car ils sont passés à la tablette et se disent que là, ils pourraient lire des livres numériques en plus de toutes les autres affaires, mais voilà qu’ils finissent pour faire seulement toutes les autres affaires, mais pas y lire : Google, Facebook, Instagram, le courriel, etc. »

Manque d’âme

Pour se pencher d’un côté ou d’un autre en ce qui a trait le livre numérique, les goûts personnels jouent un rôle « Lire sur un dispositif requiert une réelle volonté, car on s’abandonne au plaisir de lire sur papier et à la manipulation d’une invention si parfaite et belle comme le livre » opine Montesimos n’oublie pas cependant l’aspect pragmatique. Le livre numérique est moins cher, n’occupe pas d’espace, n’a pas de poids. Que des avantages, surtout quand on a des téléphones intelligents et des tablettes.
Du côté négatif, l’auteur Mercado Cebrián fait valoir certaines imperfections techniques « si les gens d’Apple ont réussi à faire de leurs tablettes, leurs ordinateurs et leurs téléphones des objets de culte, le Kindle et d’autres supports pour des livres numériques sont trop anodins. Et cela est un problème même devant ses avantages pour le voyage en permettant d’apporter plusieurs livres sans prendre de l’espace, ils manquent d’âme ces supports-là, je crois qu’ils sont seulement fonctionnels.

Contribution littéraire pauvre

Domenico Chiappe, journaliste, écrivain et éditeur expert en littérature multimédia demande plus d’attention sur les contenus de l’écriture numérique. « L’écriture numérique avance donc on pourrait penser que cela implique aussi une augmentation de la lecture électronique, mais je crains que les réseaux sociaux produisent plus d’écrivains que de lecteurs. Et les contenus lus, la plupart du temps, s’inscrivent dans une optique qui se ressemble à celle de l’oralité plutôt que de l’écrit. » En ce qui a trait au langage littéraire « le livre électronique n’a pas donné un élan pour qu’une littérature puisse émerger » et les formés littéraires multimédias « qu’émergeait il y a une décennie se sont estompées. »

Il y a aussi des différences dans la pénétration du livre électronique en fonction des thématiques. En effet, des textes académiques et juridiques ont une certaine prépondérance numérique. « Je ne lis pas de la poésie sur mon Kindle » indique Cebrián qui observe que « les petites éditoriales qui publient de la poésie ne se sentent pas résolues à passer au format numérique leur catalogue donc dans ce genre, on continue avec le format papier » Cependant, les romans, j’aime les lire sur mon Kindle, dison que j’y me suis habitué pourtant et j’aimerais bien qu’on me lise dans ce support. » L’électronique a augmenté les possibilités de l’autoédition. « »

Il faudra aussi penser que les différences se manifestent selon l’âge, ce sont les jeunes entre 20 et 24 ans ceux qui ont acquis le plus de livres numériques, l’année dernière, selon le FGT. Malgré tout, affirme l’écrivain Aparicio Belmonte « le papier va perdurer et j’ose dire qu’il va prévaloir, car mes enfants lisent sur papier, et c’est d’eux qui dépend le triomphe futur d’un format sur l’autre. »

Éditeurs et écrivains

Devant un tel panorama, des écrivains sont –ils prêts à miser sur le libre numérique ? Malcom Otero, directeur éditorial de Malpaso. Signale « que sa société est née dans l’ère numérique et que ses livres imprimés sont aussi offerts en format numérique.» À son avis, le livre électronique n’a pas apporté le succès espéré, mails, il avance à un rythme « juste : il s’agit d’une croissance organique et soutenue ».

Et les écrivains sont-ils affectés par l’idée que ses lecteurs soient analogiques ou numériques ou mixtes ? Belmonte reconnaît que cela l’affecte, selon son expérience, « rien n’est plus alléchant que de recevoir les premiers exemplaires de ton roman imprimé Serait terrible la perte d’un tel impact si gratifiant. Et rien ne me plaît plus que de voir les livres qui m’ont influencé ou que j’ai aimés dans ma bibliothèque, parfois dédicacés par ces auteurs, quelque chose d’impossible dans le format numérique.«»

Aguirre en pensant à une relation contractuelle, il ignore « les avantages que s’obtiennent avec un contrat pour un livre électronique, mais si déjà sur papier sont dérisoires ou impossibles par rapport au numérique, je n’en suis pas capable de les envisager mieux ». Puis il y a aussi tout l’aspect « de la place, l’aura, du prestige et toutes ces niaiseries, je crois que le papier en offre plus que le format numérique et on s’entend la vanité et toute la pyrotechnie de l’ego sont des affaires fondamentales dans cet univers », commente.
À l’auteure Sara mesa, par contre, ne le préoccupe grand-chose si ses pages se passent en papier ou avec un bouton, cependant, elle perçoit le livre électronique « outil pour l’Amérique où, par exemple, pour ces pays dans lesquels no se distribuent les livres physiquement. En tant que lectrice, le numérique ne m’intéresse pas. Je suis une grande lectrice et je connais d’autres lecteurs, des grands lecteurs, qui ne l’utilisent pas non plus. Les motifs ? La différence du prix n’est pas si alléchante comme pour se priver du papier, ce n’est pas de la nostalgie, dans mon cas, c’est la commodité, c’est plus confortable pour moi le papier que la machine .»

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